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LES ESSAIS DES CHEVRONS > CITROËN C3 1.6 VTi 120 EXCLUSIVE
Note: 8,00/10
La version essence 1.6 VTi 120 représente la motorisation la plus puissante de la nouvelle C3. Le 4 cylindres 16 soupapes de 1 598 cm3, issu d’une coopération entre PSA et BMW, se singularise par son « Variable valve lift and Timing injection », le calage continûment variable des arbres à cames d’admission et d’échappement. En prime, coté admission, les soupapes bénéficient d’une levée variable (réglage graduel de leur course maximale, en fonction de l’action sur la pédale d’accélérateur). Le VTi 120 ne dispose pas comme le 1.6 THP 150 (un moteur qui sera disponible dans la future DS3...) de l’injection directe d’essence, ni d’un turbocompresseur. Il développe une puissance de 120 ch à 6 000 tr/min. Son couple maximal s’élève à 160 Nm à 4 200 tr/min avec 90 % au moins de cette valeur disponible entre 2 500 et 5 750 tr/min.
Avec ces chiffres, le VTi 120 se place presque au sommet de la hiérarchie des motorisations essence atmosphériques de ce segment. Ainsi, les performances et l’agrément sont bons grâce à une belle disponibilité à tous les régimes. 190 km/h maxi et 8,9 secondes pour le 0 à 100 km/h pour cette C3 sont plus que satisfaisant. En tirant un peu sur les rapports on se surprend même à s’amuser à bord de la puce aux chevrons – ce n’est pourtant pas sa vocation première…
Au quotidien, en conduite souple, la C3 1.6 VTi 120 sait se montrer fort agréable en toutes circonstances. L’indicateur de changement de rapport n’est pour une fois pas un gadget inutile. La belle souplesse du moteur permet de suivre ses suggestions et d’enclencher la 5ème vitesse dès les 50 km/h et d’y rester longtemps. Le bloc fait ainsi preuve de beaucoup de discrétion à vitesse stabilisée tout comme au ralenti. Seul sur autoroute, on se souhaiterait de disposer d’une 6ème vitesse. Le moteur est jamais vraiment bruyant et sa sonorité reste toujours plus agréable que celle d’un diesel, mais en phase d’accélération ou les 120 km/h dépassés, il hausse un peu sa voix. Sur voie rapide le bruit moteur s’ajoute au bruit de roulement important des larges pneumatiques optionnels. L’insonorisation de la C3 semble du coup un peu moins poussée que celle d’une CITROËN C4 équipée du même moteur et chaussée aussi large.






Au niveau de l’amortissement, le sans-faute n’est pas loin pour la C3. Avec ses curseurs davantage orientés confort que fermeté, elle se montre toujours prévenante avec ses occupants. La capacité absorption de ses suspensions sur route laisse parfois penser à une bonne compacte de la catégorie supérieure. Seul à basse vitesse sur revêtement très accidenté les grandes jantes optionnelles et les pneus taille basse mettent à mal les suspensions. Ils dégradent le confort sensiblement en filtrant mal les petits chocs. Même si la C3 n'est pas vraiment faite pour attaquer au quotidien, bien aidé par un poids contenu de seulement 1 075 kg, elle supporte sans broncher un rythme un peu plus soutenu et quelques excès de son conducteur. Toujours saine et peu sensible au roulis elle reste rassurante et précise. Il est vraiment difficile de provoquer des réactions difficilement rattrapables avec la C3 et l’ESP optionnel ne paraît pas indispensable. Mais… cet équipement de sécurité absent en série coûtait malheureusement la 5ème étoile au crash-test Euro NCAP (nouveau protocole) à la C3.
L’agréable et très beau volant de la C3, aplati comme sur une sportive dans sa partie basse avec des inserts chromés, permet une prise en main parfaite. L’assistance électrique de la direction elle-même, est à notre goût un peu trop présente. Très tournée vers le confort, avec un rappel important, elle fait même penser à la fameuse direction DIRAVI de certaines CITROËN… Très légère en ville mais d’une précision appréciable, la direction procure en dehors des centres urbains un ressenti un peu flou.
La boîte de vitesse de la nouvelle CITROËN C3 n'est pas un exemple d’agrément. Les débattements sont longs et les verrouillages ne pas très francs. Heureusement on peut compter sur la souplesse du moteur pour éviter des changements de rapport trop fréquents. La boîte n’aime pas être bousculée et elle a – comme sur une Peugeot 207 par ailleurs – une fâcheuse tendance de se montrer accrocheuse. Aucun soucis par contre avec le freinage. Typiquement CITROËN, la pédale du milieu permet un dosage aisé malgré une attaque assez franche et les freins (4 disques avec les moteurs les plus performants) sont puissants et endurants.
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