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LES ESSAIS DES CHEVRONS > CITROËN C5 BERLINE 3.0 V6 HDI 240 FAP EXCLUSIVE BVA
Note: 7,70 / 10
Au prix de base de la C5 V6 HDI 240 de 40 500 € s'ajoutent sur notre véhicule d'essai les options Peinture Noir Perla Nera nacré (500 €), l'intérieur tout cuir Claudia Matinal (1 200 €) et le système de navigation NaviDrive 3D (1 950 €). Les jantes alliage 19'' Adriatique (600 €) sont une option magnifique pour l'œil mais elle n'est néanmoins pas tout à fait indispensable. Ces grosses jantes finissent et soutiennent merveilleusement la ligne élégante de la voiture mais ils gonflent inutilement le budget pour les pneumatiques. La facture pour la C5 comme nous l'avons essayé, atteint finalement 44 750 €. À cette somme il faut ajouter un malus écologique de 750 €.
C'est beaucoup d'argent pour une CITROËN, certes très généreusement motorisée et avec un équipement archi-complet. Comparé aux concurrents directs, le montant reste malgré tout contenu. La C5, avec un rapport prix/prestations très alléchant et digne de la catégorie supérieure, paraît presque bon marché. BMW demande 46 500 € pour sa Berline 330d Luxe (hors options en boîte manuelle) et chez Audi, 50 050 € sont exigés pour accéder à une A4 3.0 TDI Quattro Ambition Luxe (hors options également, en boîte manuelle mais avec traction intégrale).
Sans battre des records de sobriété, le moteur 3.0 V6 HDI 240 FAP ne nous déçoit pas côté consommations. En moyenne, nous avons consommé 8,8 litres de diesel sur 100 km. Dans l’absolu et en tenant compte des performances délivrées par ce moteur, ce chiffre nous semble tout à fait raisonnable. Le réservoir d’une capacité de 71 litres permet ainsi une autonomie moyenne de plus de 800 km.
Sur autoroute, le régulateur de vitesse branché sur la vitesse légale (ou un tout petit peu plus…), la consommation tourne autour de 7,5 l sur 100 km ce qui permet de ravitailler tous les 1 000 km seulement. Handicapée une nouvelle fois par son poids, la C5 devient franchement gourmande uniquement dans les bouchons des centres urbains où la consommation dépasse aisément les 11 litres – les masse importantes de la belle demande un effort pour chaque relance.





Une berline de cette catégorie veut être assumée financièrement. La C5 3.0 V6 HDI 240 FAP avec des primes d’assurance quand même conséquentes et un budget carburant plus élevé que la moyenne ne fait pas d’exception à ce niveau-là. Les frais pour l’entretien courant (dans le réseau CITROËN) sont également conformes au statut de la voiture, mais les tarifs pratiqués pour la main-d’œuvre et les pièces restent toujours moins ruineux que ceux dans les réseaux (moins denses de surcoût…) des constructeurs allemands. Au niveau de la revente, la C5, souffrant malgré tout d’un certain manque de prestige dans la catégorie, devrait moins bien tenir sa cote que les berlines portant des blasons plus illustres sans pour autant perdre tout l’avantage de son prix d’achat nettement inférieur.
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