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LES ESSAIS DES CHEVRONS > CITROËN C-CROSSER 2.2 HDI 160 FAP DCS PACK
Note: 7,50 / 10
Long de 4.65 m, large de 1.81 m, haut de 1.72 m (barres de toit incluses) et avec un empattement de 2.67 m, le C-Crosser est un peu plus grand que la plupart des SUV dites " compacts " comme le Volkswagen Tiguan (4.43 m x 1.81 m x 1.69 m, empattement 2.60 m). Au niveau de ses dimensions, le SUV CITROËN se retrouve donc un peu en dessus des stars des ventes, en bonne compagnie des propositions coréennes Hyundai Santa Fé, Kia Sorento et Ssangyong Kyron. L'habitabilité à bord du C-Crosser profite pleinement de ces dimensions généreuses. Son habitacle est effectivement vaste et très spacieux dans son ensemble.
Les fauteuils avant sont bien dimensionnés. Les assises sont assez profondes et les dossiers, agréablement profilés, maintiennent bien le corps. La sellerie est ferme au profit du bon confort qui reste préservé également sur des longs parcours. Dans cette version de base " Pack " les réglages des sièges avant sont assez basiques. Seul le siège conducteur peut être ajusté en hauteur. On peut régler le volant uniquement en hauteur mais malheureusement pas en profondeur. Les plus grands conducteurs ont de ce fait l'impression d'être assis trop éloignée du volant. L'accoudoir central est de série. On peut ajuster sa position en le faisant coulisser et il contient des rangements bien utiles.





La banquette arrière offre également beaucoup de espace aux passagers. Les assises sont profondes, les dossiers agréablement hauts et trois appuie-têtes sont de série. Les deux parties de la banquette coulissent indépendamment sur 80 mm et les dossiers sont réglables en inclinaison suivant trois positions. Si on veut privilégier l'espace pour les passagers au détriment d'un peu de volume de coffre, on peut reculer la banquette au maximum. L'espace aux jambes à l'arrière du C-Crosser devient ainsi véritablement généreux.
La sellerie des places arrière est confortable et les passagers disposent d'un accoudoir central avec un rangement et des porte-canettes. Pour rendre la place au milieu vraiment exploitable et plus agréable à l'utilisation, la banquette n'est pratiquement pas profilée. Si uniquement les places latérales sont occupées, les passagers manquent ainsi de un peu de maintien latéral.
Dans l'habitacle du C-Crosser on dispose de nombreux rangements, tous assez spacieux. La boîte à gants est séparée en deux parties : en haut, un grand compartiment réfrigéré mais non éclairé peut accueillir une bouteille d'eau ou quelques canettes (de soda...). La trappe en dessous, cache un bac profond et éclairé, mais qui ne se verrouille pas à clé.




Hormis les quelques nouvelles pièces réalisées en plastique souple et surpiqués, divers applications façon alu sur le tableau de bord et plusieurs touches de chrome, les plastiques noirs dominent à bord du C-Crosser. Leur aspect n'est pas très flatteur. Ils sont durs au toucher et se rayent facilement. Le revêtement des sièges en tissu/Alcantara®, obligatoirement noir également, est de bonne qualité et semble assez résistant. L'ambiance à bord du C-Crosser qui en résulte est très sobre et limite austère dans son ensemble. Un peu de gaieté nous manque cruellement dans cette version d'entrée de gamme du SUV CITROËN. À bord, le décor semble vraiment un peu négligé. Avec ses dernières réalisations, la marque nous a habitué à des intérieurs bien plus chaleureux et valorisants. Et pourtant... le C-Crosser se situe quelque part entre la CITROËN C5 et la C6 dans le haut de la gamme CITROËN ! Au niveau de la finition, nous notons des progrès sensibles par rapport aux premiers C-Crosser dont nous avons eu l'occasion d'examiner auparavant. L'extérieur du véhicule est soigné et la peinture de bonne qualité. Depuis le récent restylage, les progrès réalisés à l'intérieur sont notables. Les assemblages sont maintenant tout à fait corrects, mais ils restent toujours en net retrait par rapport aux meilleures réalisations coréennes et japonaises pour ne pas parler des SUV européens. L'absence de bruits parasites renforce par contre l'impression de robustesse de ce mobilier.












Le nouveau bloc instruments du C-Crosser est esthétique et complet. Éclairés en blanc, les compteurs avec leurs aiguilles rouges sont parfaitement lisibles et agréables le jour et la nuit. L'afficheur digital au milieu entre les deux cadrans diffuse les informations relatives à la conduite (niveau de carburant, température d'eau, position et mode de la boîte de vitesses, mode de transmission) et il sert également à l'ordinateur de bord. L'ergonomie du C-Crosser ne prête aucun flanc à la critique. Toutes les commandes sont logiquement regroupées sur la console centrale et sur ainsi qu'autour du volant. Leur fonctionnement ne nécessite aucune période d'adaptation. Les palettes derrière le volant pour commander la boîte de vitesses manuellement sont idéalement placées.
Le système de navigation avec son grand écran tactile (une première dans la gamme CITROËN) mérite une mention spéciale : l'option est très chère mais ses menus sont logiques, le calcul des itinéraires rapide et la navigation s'effectue avec précision. La qualité du système audio est bonne et la fonction " caméra de recul " de l'appareil un vrai plus, car elle permet de manœuvrer avec précision en marche arrière.
En conduite nocturne, nous constatons que PSA et Mitsubishi ont vraisemblablement réalisé quelques économies au détriment de l'éclairage à intérieur du véhicule. Le fait que le C-Crosser ne dispose d'aucun éclairage d'ambiance est encore pardonnable. La faiblesse du plafonnier et l'absence de lumière dans tous les rangements hormis la partie inférieure de la boîte à gants sont déjà plus pénibles, mais la palme revient aux commandes des vitres électriques, des rétroviseurs et de la la trappe à essence : hormis le bouton qui pilote la vitre du conducteur, toutes les autres commandes restent désespérément cachées dans l'obscurité la nuit - déroutant et désagréable !







Le coffre du C-Crosser est un des plus grands atouts de ce SUV. Sa porte s'ouvre en deux parties. L inférieure peut servir pour s'asseoir ou pour déposer un objet lourd. Elle supporte une charge de 200 kg. De plus, ce choix facilite le remplissage, car il abaisse le seuil de chargement à 640 mm.
Contrairement au C-Crosser en finition haut de gamme " Exclusive ", notre véhicule d'essai en " Pack " ne dispose pas de deux sièges d'appoint supplémentaires, escamotables dans le fond du coffre. Dans cette configuration 5 places, le coffre peut recevoir 510 litres lorsque les sièges du rang 2 sont avancés au maximum. Quand ils sont complètement reculés, le volume se réduit à 441 litres. La banquette arrière rabattu en portefeuille contre le rang 1 selon le schéma 1/3-2/3, le volume disponible monte à 1 686 litres. Dommage qu'on ne puisse pas retirer complètement du véhicule les deux parties de la banquette comme dans certains monospaces pour encore accroître le volume de chargement. Le C-Crosser en version 5 places dispose en supplément d'un grand bac fermé bien pratique sous le plancher du coffre - là où en configuration 7 places les deux sièges d'appoint sont rangés.
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